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La Boîte à merveilles - Le synopsis
Le synopsis :
Pour illustrer l’inévitable sentiment de solitude qui l’empêche encore de dormir, le je narrant (adulte) effectue un retour au passé qu’il entame par l’image d’une impasse et d’un enfant solitaire et triste, car il ne parvient pas à piéger les moineaux dont il voulait faire ses compagnons. Après ce songe, le narrateur nous introduit dans la demeure familiale qui se trouvait, à deux pas de son école coranique de Derb Nouala. Plusieurs familles se partageaient cette grande maison de deux étages : Les deux pièces et le patio du rez-de-chaussée étaient occupés par Kanza la voyante. Au 1er étage la famille de Driss El Aouad disposait d’une pièce. La famille du narrateur, disposant de deux chambres, partageait depuis trois ans, avec Allal le jardinier et sa femme Fatma Bziouya, le 2ème étage de cette maison de la médina de Fès. Le narrateur nous présente une des grandes figures de ces colocataires : Kanza la voyante dont les activités de prédiction connaissaient, par moment, une grande affluence d’une clientèle féminine "en quête du bonheur", comme elles connaissaient, aussi, une basse saison, où la cartomancienne "s’occupait de sa propre santé" Le narrateur semble justifier cette plongée dans son passé comme une cure de jeunesse pour sa solitude d’adulte. Toutes les images et les moments retrouvés constituent un instant de bonheur et de gaieté pour l’auteur. Il pense qu’il n’était "ni heureux, ni malheureux, mais un enfant seul». Il peint un autoportrait où il se présente comme un petit enfant avide de savoir, qui baignait dans un univers particulier, à l’écart des ses compagnons. Dans ce chapitre premier, le maître de l’école coranique, a lui aussi, droit à une brève présentation qui précède le compte rendu de la journée de maman au bain maure. Le narrateur en garde un sentiment d’anxiété qui l’empêche toujours "de franchir les portes de ces lieux." Il en a toujours gardé, le souvenir d’une scène animée de femmes nues, se mouvant dans cet espace de promiscuité, de moiteur et de chaleur insupportables. Un lieu qui serait la réplique exacte d’"un Enfer sur terre." L’enfant attendait le retour de sa mère, en jouant dans la rue ou en contemplant sa "boîte à merveilles". Cet objet éponyme était une boîte de camelote pleine de choses mêlés sans valeur mais qui n’avaient de sens que pour lui. Dans sa solitude, ces «objets" étaient ses uniques compagnons, gisant "là, dans leur boite rectangulaire, prêts à (lui) porter secours dans (ses) heures de chagrin."Le lendemain de la journée du bain était un jour de médisance pour les voisines. La maman du narrateur leur faisait le compte rendu détaillé et amusant de toutes les scènes auxquelles elle avait assisté. Le bain était un lieu de commérages et de purification pour toutes les femmes du quartier. La maman du narrateur, avait l’habitude d’attendre son mari pour lui faire le résumé des évènements "insignifiants «de sa journée, ou celui de ses disputes avec les autres voisines, telle que celle qui l’opposa à Rahma, l’épouse de Driss El Aouad(le fabricant de charrues). En fait, cette voisine qui ne disposait pas d’assez d’espace pour faire ses activités ménagères, avait l’habitude de faire sa cuisine sur le palier. Or, elle eut le malheur de laver son linge un lundi - jour réservé à Zoubida, la maman du narrateur - ; Celle-ci y vit une sorte de provocation de la part de cette voisine sans origines et se permit de la corriger en la traitant de toutes les bassesses. Le soir, en rapportant à son mari l’incident, la mère se fit passer pour une victime inoffensive et clémente, tout en manifestant sa véritable nature de langue déliée. Elle ne se retint pas, dans sa plainte, de traiter Rahma de pouilleuse. Celle-ci riposta immédiatement et le chapitre se referme sur l’évanouissement de l’enfant témoin, à la suite d’une tempête d’apocalypse provoquée par un nouvel échange de cris et d’injures violents. Chapitre 2 Le narrateur se souvient du Msid et de ses mardis " au couleur de cendre". Il s’y rendait souvent le matin, après des nuits pleines de cauchemars, et n’en revenait que vers midi pour le déjeuner. Le lendemain de la dispute, Lalla Aicha, une ancienne voisine et amie de la famille leur rendit visite. Elle prodigua mille conseils à Zoubida qui souffrait encore des suites de sa querelle. La visiteuse lui fit deux propositions : aller voir un fqih dont les talismans et les amulettes étaient réputés efficaces pour guérir tout type de maux. Ou visiter le sanctuaire de Sidi Ali Boughaleb. par sadiki Date de création : 23/05/2010 @ 03:32
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